Réduction des émissions de GES avec l'emballage

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Le choix des bouteilles :

Les bouteilles en verre représenteraient entre 70 et 80 % de l’empreinte carbone des matières sèches et de 25 à 35 % de l’empreinte carbone totale du vin. Source ?

Sélectionner une bouteille issue du réemploi représente presque systématiquement le meilleur choix de bouteille en verre, d’après les études réalisées par l’ADEME (2023), sur les indicateurs d’émissions de GES et de consommation d’eau. Ce point dépend pour beaucoup des conditions de lavage. C’est l’utilisation des énergies fossiles ou d’une électricité peu décarbonée pour la fusion et la cuisson du verre qui joue en défaveur de la bouteille neuve. Egalement, pour une bouteille neuve, environ 35 % des matières premières en France ne sont pas issues du recyclage. Si le réemploi n’est pas possible (choix marketing d’une bouteille « iconique », non disponibilité d’une offre de lavage, etc…), alors les sélections de bouteilles en verre pourraient évaluer les critères suivants.

Choisir des bouteilles plus légères. Les émissions de GES et autres externalités négatives liées à la bouteille unique diminuent logiquement avec la baisse de poids des bouteilles. L’effet indirect de la bouteille légère est aussi positif sur l’empreinte carbone de la logistique et du transport.

Sélectionner des bouteilles avec un maximum de calcin (débris de verre recyclé). De manière générale, plus la teinte est foncée, plus il y a la possibilité d’y ajouter du calcin. L’ajout de calcin permet de réduire les émissions de CO2 lors de la fabrication de la bouteille, car la température de fusion du calcin est d’environ 30 % inférieure à la température de fusion des matières premières. L’usage du calcin permet également de ne pas prélever de sable dans l’environnement.

Choisir une bouteille produite par un verrier disposant d’un meilleur bilan environnemental, si des comparaisons sont possibles. En la matière, dans l’état actuel des obligations et usages de publication, ce choix est difficile. Les indicateurs importants des bilans environnementaux sont notamment les tonnes de GES émises par Tonne de verre, l’origine des consommations électrique, ou les consommations d’eau.

Explorer les alternatives à la bouteille en verre en fonction des critères environnementaux.

Bouchons - systèmes de fermeture

Préalable : le choix du meilleur obturateur en fonction des critères écologiques est plus délicat que celui des bouteilles en verre car il implique des conséquences sur l’évolution du vin, contrairement à la neutralité quasi identique de tous les contenants en verre. La perméabilité et les risques de déviations sensorielles sont à considérer pour le choix des obturateurs.

En l’absence d’analyse de cycles de vies comparées entre les différents types de bouchons, le choix de l’obturateur sur des critères écologiques pourrait s’appuyer sur les éléments suivants : l’intensité énergétique nécessaire à la fabrication d’un obturateur, la teneur en CO2 de ses composants et la recyclabilité des bouchons. Le niveau de contenu en liège, matériau traditionnel du bouchon et dont l’utilisation entraine des externalités positives sur le biotope (plantation d’arbres, luttes contre les incendies).

Les 4 principales catégories d’obturateurs sont :

  • Les bouchons 100 % liège qui ne contiennent pas de produit pétro sourcés et sont facilement recyclables (mais très faiblement recyclés actuellement)
  • Les bouchons agglomérés ou micro agglomérés, qui contiennent entre 60 et 95 % de liège et des agglomérant pétro sourcés ou bio sourcés. Ces bouchons sont moins facilement recyclables que les bouchons 100 % liège
  • Les bouchons dit plastiques, constitués avec des polymères, parfois bio sourcés et recyclables mais peu recyclés
  • Les capsules à vis : très bonne recyclabilité mais dont l’empreinte carbone de fabrication est a priori supérieure aux autres obturateurs

Etiquettes : Support d'impression, Glassine, adhésif, encres

    • Choix du support d’impression: papier co-sourcé, bio-sourcé, recyclé, grammage du papier, 
    • L’encre: une impression numérique permet des économies d’énergies grâce à un calage plus rapide, 
    • Le format de l’étiquette : une étiquette plus petite consomme moins de papier et d’encre.
    • Un grammage moindre des glassines permet une meilleure flexibilité dans une étiqueteuse et le rouleau d’étiquette de volume moindre pour le même nombre d’étiquettes.

Surcapsules :

De plus en plus de vignerons choisissent, grâce aux nouvelles modalités réglementaires et douanières, de ne plus utiliser de surcapsule. Quand une surcapsule est choisie, alors le choix du matériaux (poids et recyclabilité) est important

Cartons 

  • Réflexion sur les papiers, surface utilisée etgrammage qui vont influencer sur le poids et le volume donc la palettisation
  • Même réflexion sur les calages dans le carton (concept, matériaux)

Auteur : François Rey

Quelques exemples : Le réemploi - Jacques Frelin Vignobles

Fiche en cours de revision

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